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Extérieur chantier
11/06/14
Dans le cadre des mesures compensatoires à la construction du terminal méthanier au Clipon, Dunkerque LNG a investi 2 millions d'euros dans l'aménagement d'une zone humide destinée à l'accueil d'oiseaux migrateurs aux Hems Saint-Pol à Gravelines. Un an après, le succès est total puisqu'une centaine d'espèces, dont une quinzaine d'espèces nicheuses, y a déjà été observée. Le point avec Virginie Hélin, ingénieur-écologue au service Espaces Naturels Sensibles du Département du Nord, à qui la gestion de cet espace a été confiée.
« Observer une centaine d’espèces d’oiseaux, dont une quinzaine d’espèces nicheuses, au bout d’une seule année d’exploitation, nous pouvons d’ores et déjà parler de succès », se réjouit Virginie Hélin, « même si nous devons encore rester prudents puisque le degré d’efficacité de la zone ne pourra être réellement évalué que dans un an ou deux ». Cette zone dont parle Virginie Hélin, c’est celle des Hems Saint-Pol à Gravelines, inaugurée le 23 mai 2013. Aménagée sur 20 hectares par Dunkerque LNG, elle a pour rôle d’accueillir et de nourrir les oiseaux migrateurs, déplacés de leur zone de halte migratoire habituelle, en automne et en hiver, par les travaux du futur terminal méthanier. « Les espèces que nous avions ciblées, notamment les limicoles*, sont venues en masse. Nous pouvons citer, par exemple, le Petit Gravelot ou l’Avocette élégante », précise Virginie Hélin. Les gardes du Département ont également observé, lors des relevés qu’ils effectuent deux fois par mois, trois espèces de canards, le Tadorne de Belon, le Canard siffleur et le Canard chipeau ainsi que des fauvettes paludicoles, c’est-à-dire des espèces que l’on retrouve dans les roselières. On peut noter aussi la présence du Phragmite des joncs, du Pipit farlouse mais aussi de l’ Echasse blanche, une espèce limicole aperçue pour la première fois il y a quelques semaines. « Désormais, nous allons nous attacher à élaborer, de manière concertée avec les acteurs locaux, le plan de gestion de la zone », ajoute Virginie Hélin, « tout en poursuivant la réalisation d’un état des lieux de chaque espèce ». Ce plan de gestion permettra de définir précisément les actions de gestion écologique à mettre en œuvre comme, par exemple, la fauche des îlots herbeux et la mise en place d’un pâturage extensif. « Dès la rédaction du plan de gestion terminée, des moutons ou des vaches arriveront sur la zone. Ainsi, l’entretien se fera de façon complètement naturelle », conclut l’ingénieur-écologue.
* Petits échassiers qui se nourrissent de minuscules invertébrés vivant dans la boue
Article présenté sur la lettre d'information : Juin 2014
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