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Extérieur chantier
12/06/15
C'est un chantier gigantesque que mène actuellement Fluxys* entre Alveringem (à côté d'Hondschoote) et Maldegem (à l'Est de Bruges). L'entreprise y construit la partie belge du gazoduc qui permettra de relier le terminal méthanier de Dunkerque à celui de Zeebrugge, soit 74 km. 500 personnes y travaillent dans des conditions tout-à-fait particulières puisque le chantier passe sur une ancienne ligne de front de la Première guerre mondiale où l'on trouve encore de nombreux matériels de combat, dont des obus.
Depuis février 2015, Fluxys a entrepris la construction de la partie belge du gazoduc qui va relier la station de compression de Pitgam au terminal gazier de Zeebrugge. « Nous prenons le relais de GRTgaz, qui s’est occupé de construire la partie française entre le terminal méthanier de Loon-plage, la station de compression de Pitgam et la frontière belge aux environs de Honschoote », précise Laurent Rémy, porte-porte de Fluxys. « Cela représente 74 km entre Alveringem et Maldegem, à l’Est de Bruges ». Ce gazoduc sera ensuite relié au réseau RTR** qui traverse la Belgique d’Est en Ouest depuis le terminal méthanier de Zeebrugge. « La capacité de cette nouvelle canalisation sera de 8 milliards de m3 par an » précise Laurent Rémy. «Le gaz naturel envoyé depuis la France via le terminal méthanier alimentera ainsi le marché belge (dont la consommation annuelle de gaz est de 16 milliards de m3) mais pas seulement. Une bonne partie sera, en effet, redistribuée en Allemagne, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne ». Ce chantier gigantesque, où travaillent 500 salariés, a nécessité une préparation de plusieurs mois, en raison des conditions particulières dans lesquelles il est mené. Il traverse, en effet, une ancienne ligne de front de la première guerre mondiale sur 30 km autour d’Ypres. «Nous avons déjà trouvé plus de 10 000 pièces. Certaines, comme les obus, nécessitent l’intervention de démineurs et la neutralisation du chantier pendant la durée de leurs manipulations. Nous avons dû évidemment tenir compte de ces impondérables et c’est la raison pour laquelle les travaux préparatoires (déminage et recherches archéologiques) ont débuté dès juin 2014 », commente Laurent Rémy. D’un montant compris entre 110 et 130 millions d’euros, le chantier devrait être terminé pour le mois de novembre 2015, juste avant que le terminal méthanier de Dunkerque n’entre en exploitation.
Article présenté sur la lettre d'information : Juin 2015
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