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Vie de chantier
12/06/15
C’était l'une des parties du chantier parmi les plus spectaculaires : le creusement d'un tunnel de 5 km et de 3 mètres de diamètre entre le terminal méthanier et le canal de rejet de la centrale nucléaire de Gravelines. Elle s'est achevée le 17 mars dernier. Depuis, BRS* a entrepris le raccordement des 12 siphons entre le canal de rejet et le tunnel. L'eau qui servira à réchauffer le GNL sera bientôt prête à circuler.
Le mardi 17 mars à 4 h 27 du matin, les compagnons qui travaillent au creusement du tunnel entre le terminal méthanier et le canal de rejet de la centrale nucléaire de Gravelines ont connu un moment très émouvant. L’arrêt définitif du tunnelier « Joséphine La Peule », parvenu au bout de sa mission. «Nous étions d’autant plus émus que nous laissons le tunnelier sur place », explique Gilles Broll, directeur du projet. « Nous sommes dans ce que nous appelons un tunnel borgne, c’est-à-dire sans porte de sortie. Sortir le tunnelier aurait demandé de gros efforts techniques et allongé considérablement les délais. Nous avons donc préféré prolonger le tunnel de 70 mètres et y laisser l’ensemble du bouclier et du train suiveur. Nous avons scellé ce bouclier en le remplissant de béton sur ses 10 mètres de longueur et dans l’espace restant, nous avons noyé le train suiveur. Nous l’avons tout d’abord séparé du tunnel par un mur en béton puis nous avons rempli le volume ainsi créé d’eau. Notre tunnelier repose maintenant définitivement au fond du tunnel ». La fin de creusement est intervenue avec plusieurs mois de retard, suite à une panne rarissime « Il a fallu creuser une galerie parallèle, puis une chambre suffisamment grande pour pouvoir réparer l’entraînement de la roue de coupe, à 50 mètres de profondeur, sous la mer. Heureusement, ce contretemps n’aura pas d’incidence sur la date de mise en service du terminal ». Depuis, les équipes de BRS se sont attelées à un autre chantier : le raccordement des 12 siphons de 1,30 mètre de diamètre depuis le canal de rejets de la centrale jusqu’au tunnel. C’est par ces siphons que l’eau tiède de la centrale nucléaire entrera dans le tunnel puis s’écoulera pendant 5 km avant de venir réchauffer le GNL afin qu’il retrouve son état gazeux. Actuellement, les équipes replient le chantier et assurent les travaux de finition pour une mise en eaux mi août.
Article présenté sur la lettre d'information : Juin 2015
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