Lettre d'information n°50 - Novembre 2018

Opérations et grands projets

Le terminal méthanier de Dunkerque fait désormais partie du groupe Fluxys – Entretien avec Pascal De Buck, directeur général et CEO de Fluxys

2018-11-28

Dunkerque LNG a récemment rejoint le groupe d'infrastructures gazières Fluxys. Pascal De Buck, directeur général et CEO de Fluxys, partage ses impressions sur le terminal méthanier de Dunkerque et sur son futur développement.

Fluxys a récemment acquis une portion des parts précédemment détenues par EDF et Total dans le terminal. Pour quelles raisons ?

Parce que le terminal méthanier de Dunkerque s’intègre parfaitement dans notre cœur de métier. Nous sommes un groupe d’infrastructures gazières industrielles, le terminalling GNL constitue l’une de nos activités principales. Nous détenions également déjà des parts dans ce site depuis son lancement, ce qui nous confère une expérience de première main et une bonne connaissance des équipes sur place. Nous sommes convaincus que l’intégration du terminal dans le groupe Fluxys bénéficiera aux deux parties. Nous associons notre expérience en matière de GNL à l’expertise des équipes du terminal de Dunkerque pour faire progresser son développement. Parallèlement, le terminal renforce la position de Fluxys en Europe. Notre activité s’est considérablement développée à travers l’Europe au cours de ces dix dernières années, et grâce à cette stratégie, le terminal de Dunkerque nous permet aujourd'hui d’élargir notre présence sur la carte GNL de l’Europe du Nord-Ouest. En coopération avec les autres actionnaires, nous prévoyons de tirer pleinement profit des atouts de ce site.

Avec un tel potentiel, comment envisagez-vous le futur développement du terminal méthanier ?

Pour commencer, le terminal de Dunkerque représente un atout majeur pour la sécurité de l’approvisionnement en gaz de la France et de l’Europe du Nord-Ouest. La production de gaz aux Pays-Bas et en mer du Nord est en baisse et la capacité du terminal joue un rôle essentiel pour combler cet écart. L’Allemagne, par exemple, cherche à diversifier son approvisionnement en gaz grâce au GNL. Le terminal de Dunkerque pourrait ainsi devenir une véritable passerelle grâce à son excellente interconnexion avec le réseau de gaz allemand.

 Le marché de détail représente un autre débouché prometteur pour le terminal, en permettant au GNL de s’imposer en tant qu’énergie alternative dans les secteurs du transport et de l’industrie, contribuant ainsi à la transition énergétique en remplaçant les carburants plus polluants. Nous soutenons donc pleinement les efforts du terminal de Dunkerque visant à développer ses services de chargement de GNL sur camions-citernes et méthaniers, afin de développer une chaîne logistique innovante d’approvisionnement en GNL pour l’industrie et le transport. Pour résumer, nous sommes impatients d’explorer de nouveaux territoires avec le terminal.

Dunkerque LNG et son territoire

Dunkerque LNG a mis le gaz dans tous ses états au PLUS

2018-11-28

Depuis plusieurs années, le Palais de l'Univers et des Sciences (le PLUS) de Cappelle-la-Grande participe à la fête de la Science. En octobre dernier, Dunkerque LNG s’est associé à cette manifestation en proposant un atelier scientifique pendant quatre jours.

« Nous sommes vraiment ravis de ce partenariat avec Dunkerque LNG à l’occasion de la fête de la Science », commente Bernard Levant, directeur du PLUS. Il ajoute : « Notre équipement est là pour faire la promotion des sciences, des techniques et de l’industrie. Le terminal méthanier est un acteur industriel majeur du territoire. Travailler sur l’élaboration d’un atelier autour du gaz sous toutes ses formes nous est apparu naturel. C’est une opportunité pour améliorer les connaissances autour de cette énergie, mais aussi les techniques de production à la pointe ».

L’atelier proposé par Dunkerque LNG, « Le gaz dans tous ses états », était animé par Clément Martel, de la société Exirys, entre le 11 et le 14 octobre. Il a accueilli près de 160 écoliers et collégiens, et plus de 180 visiteurs pendant le week-end. Parmi eux, Lorenzo, élève de 4ème au collège Jean-Monnet de Grand-Fort-Philippe, ne perd pas un mot de ce qu’explique Clément : « C’est vraiment très, très intéressant », s’enthousiasme-t-il, stylo et cahier rempli de notes à la main. « J’ai appris plein de choses sur le gaz, par exemple, qu’il peut être liquide ou gazeux et qu’il provient d’une roche. Et je comprends mieux aussi le fonctionnement d’un terminal méthanier. Il est situé pas loin de chez moi, mais franchement, avant, je ne m’y étais jamais intéressé. Peut-être qu’un jour j’y travaillerai ». Clément a construit son atelier en deux parties. Une première qui explique comment le gaz se forme, comment on l’extrait et quelles formes il peut prendre. Une seconde qui décrit le fonctionnement du terminal méthanier : arrivée des navires, stockage du GNL, contrôle du bon fonctionnement des installations, regazéification suivant la demande des clients, mise sur le réseau… « L’atelier est calibré pour durer une demi-heure. Il y a une partie ludique, avec des expériences, qui plait beaucoup. Les élèves sont intéressés et posent des questions, pour la plupart, c’est le plus important », explique-t-il.

Dunkerque LNG a développé cet atelier sur le gaz afin de créer du lien entre la théorie enseignée aux élèves et son application concrète dans le monde professionnel.

« Il est primordial pour nous de faire connaitre le monde industriel aux plus jeunes afin qu’ils en aient une meilleure connaissance. C’est en créant ce lien avec le jeune public que nous allons pouvoir susciter des vocations. Nous associer à ce type d’événements nous permet de montrer à tous que le monde industriel est accessible » explique Béatrice Prud’homme, présidente de Dunkerque LNG.

Dunkerque LNG et son territoire

Des élus locaux en visite sur le terminal méthanier

2018-11-28

Le 12 juin dernier, des élus venus de toute l'agglomération dunkerquoise ont eu l'occasion de visiter le terminal méthanier en exploitation. L'occasion pour eux de mieux connaître cet équipement parmi les plus impressionnants de notre littoral et d'évoquer les projets de développement à venir.

Dix-huit mois après la mise en service commerciale du terminal méthanier, Dunkerque LNG a souhaité convier les élus locaux (maires et adjoints sur le périmètre de la Communauté urbaine de Dunkerque) à une visite de l’équipement. L’objectif était de montrer l’installation en fonctionnement et notamment la zone process. La visite, qui s’est tenue pendant la matinée du 12 juin, était conduite par Béatrice Prud’homme, présidente de Dunkerque LNG et Cécile Grégoire-David, directrice business développement et relations extérieures. Les élus ont particulièrement apprécié la visite de la salle de contrôle dans laquelle ils ont pu s’entretenir avec des salariés. Du côté de Dunkerque LNG, nous sommes très satisfaits d’avoir évoqué avec les élus les projets de développement à venir, en premier lieu desquels la future station de chargement en GNL de camion-citerne.

Rencontre

Anna Verheecke, rondière, fière et heureuse d'évoluer dans l'Industrie

2018-11-28

À 28 ans, après s'être un peu cherchée, Anna Verheecke a trouvé sa voie professionnelle. Rondière sur le terminal méthanier depuis sa mise en service, la jeune Saint-Poloise est heureuse d'exercer un métier, sur le terrain, dans un milieu industriel, où la routine n'existe pas.

Quand elle parle de son métier, Anna Verheecke est intarissable. Il faut dire que la jeune femme est passionnée par son activité professionnelle. Cela, même lorsqu’elle doit se réveiller à 4 heures du matin pour prendre son poste. Son activité professionnelle est peu connue du grand public et étonne souvent son entourage. « C’est un métier que je ne connaissais pas moi-même avant que Pôle Emploi ne m’en parle », reconnaît Anna Verheecke. A l’époque, la jeune femme, titulaire d’un bac pro « service et accueil », est en mission d’insertion chez Triselec en tant qu’agent de qualité. « Je savais que cette mission ne serait que temporaire. J’avais donc parlé à mon conseiller Pôle Emploi de mon envie de travailler dans l’industrie. C’est un milieu professionnel qui m’attirait depuis longtemps et cette aspiration s’était confirmé lors de mon expérience chez Triselec », se souvient-elle. « Quand il a eu connaissance du recrutement de rondiers par Gaz-Opale pour travailler sur le terminal méthanier, il a immédiatement pensé à moi ».

Mise en situation, puis entretien, Anna Verheecke passe sans souci les premières sélections. « Nous étions 15 candidats à être retenus pour entrer en formation. Nous savions qu’à la fin, Gaz-Opale n’en garderait que 10. J’ai donc tout donné pendant plusieurs mois de formation effectuée sur le site encore en construction, chez Total et sur le terminal méthanier de Zeebrugge », détaille Anna Verheecke. En août 2014, la jeune femme apprend qu’elle fait partie des 10 personnes recrutées, à son grand soulagement. Commence alors une formation intensive de deux ans pour tout comprendre du fonctionnement d’un terminal méthanier et devenir rondière. « Aujourd’hui encore, je suis en formation car je dois être capable de maîtriser le risque incendie ou encore savoir conduire un camion de pompier, ce qui nécessite de renouveler les attestations régulièrement », précise Anna Verheecke.

Sur ce métier qu’elle aime tant et qu’elle exerce à temps plein depuis la mise en service du terminal méthanier en janvier 2017, la jeune rondière ne tarit pas d’éloges : « C’est un métier posté dans lequel il n’y a jamais de routine. C’est vraiment ce que j’apprécie. Même si on a un emploi du temps et des tâches bien précises à respecter – passages en salle de contrôle, échanges avec le tableautiste et le chef de quart, rondes sécurité en voiture, rondes sur chaque réservoir pour contrôler la pression et la température, manipulation des vannes, réception et déchargement des navires, exercice pompier, intervention en cas d’incident… - chaque jour est différent. J’aime aussi travailler dans un milieu masculin, en équipe. C’est physique, c’est dur parfois quand on est dehors, qu’il fait froid et qu’une brise glaciale venue de la mer, mais je ne changerais de métier pour rien au monde. Et puis, le terminal méthanier est un gros équipement qui n’existe pas partout et où le grand public n’est pas admis. Il y a donc une certaine fierté à y travailler », conclut la jeune femme.