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Rencontre
07/01/13
Après le Grand Stade de Lille, Hélène Pruvost œuvre à 50 mètres au dessus du chantier des réservoirs du terminal méthanier de Dunkerque. Portrait.
Quand Hélène Pruvost gravit à l’échelle les quelques 50 mètres qui séparent le sol de la cabine de pilotage de sa grue, elle en profite toujours pour vérifier le bon état du matériel. Le vertige, la jeune célibataire de 31 ans, ne sait pas ce que c’est. Aux manettes d’un engin bien plus souvent confié à des hommes, elle est heureuse, elle qui s’est longtemps cherchée professionnellement. « Ce métier me passionne car il demande beaucoup de précision, de patience et une attention constante. Une erreur importante peut avoir des conséquences dramatiques pour les collègues qui sont en bas. Dans ma cabine de pilotage, je suis maître de mon engin. C’est une grande responsabilité qui me convient parfaitement », détaille Hélène Pruvost.
Avant de manier la grue, la jeune femme a surtout utilisé les crayons et les claviers d’ordinateur. Mais ses études en arts plastiques et infographie ne l’ont menée qu’à de petits boulots. Vite lassée, elle s’est tournée vers les métiers du bâtiment. Assistante conducteur de travaux sur le chantier du Grand Stade de Lille, elle observe le ballet continu des grues. Et comprend que sa vocation est là. « J’ai passé un titre professionnel de niveau 5 GME *, doublé d’un CACES », précise Hélène Pruvost. « J’ai eu une première expérience professionnelle sur le Grand Stade avant d’être embauchée chez Bouygues TP sur le chantier du terminal méthanier en août dernier ».
Depuis, la jeune grutière travaille à l’assemblage et au levage de panneaux, à l’assemblage des armatures métalliques et au positionnement de banches pour la construction des trois réservoirs. « C’est un beau challenge. Ce n’est pas rien de se dire que l’on travaille sur le 2ème chantier industriel le plus important de France et que l’on participe à la construction des réservoirs les plus gros au monde jamais réalisés », ajoute Hélène Pruvost, qui s’est immédiatement sentie à l’aise dans ce milieu très masculin. « J’ai été accueillie comme n’importe quel salarié. Mes collègues sont peut-être juste un peu plus protecteurs avec moi. Mais j’aime vraiment l’ambiance de ce chantier hors-normes. Les règles de sécurité y sont drastiques mais clairement énoncées. Il n’est donc pas compliqué de s’y conformer ». Désormais, Hélène Pruvost espère poursuivre sa carrière chez Bouygues TP, consciente que son expérience sur le chantier du terminal méthanier est un bel atout. « C’est une entreprise qui a de la considération pour ses salariés, qui a su rester humaine malgré sa taille. Et elle a déjà embauché plusieurs grutières sur le chantier de l’EPR de Flamanville », conclut-elle.
Article présenté sur la lettre d'information : Janvier 2013
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